« Je dis la merveille de la beauté de cette terre, de ces arbres où l’on trouve pins et palmiers, et de vastes étendues pastorales : c’est la plus belle chose au monde » déclarait Christophe Colomb en 1492 lorsqu’il débarqua à l’est de l’île peuplée d’Indiens Taïnos, originaires d’Amérique du Sud, pensant trouver un continent d’Asie…

Cuba est la plus grande île Caraïbes (110.922 km2) ou plutôt un archipel constitué de milliers d’îlots situé entre les deux Amériques. Longue, étroite, avec ses côtes très découpées, de nombreuses baies et plages, Cuba présente aussi des massifs montagneux exceptionnels, une végétation luxuriante (bananiers, cocotiers) et une nature extraordinaire. Continent en miniature par la variété de sa flore et de sa faune, elle regorge d’oiseaux rares et d’espèces uniques, quasiment en voie d’extinction : palmier de corcho, macusey femelle, chêne-caïman, dragonnier...

Pour les plongeurs et les amateurs de langoustes, la préservation de ses fonds marins en fait aussi un paradis !

Si deux saisons majeures rythment l’année - sèche de novembre à avril, pluvieuse de mai à octobre- le climat reste toujours très agréable (25°C de moyenne annuelle).
L’humidité relative et la brise légère des alizés ne sont que rarement troublées par quelques courants froids.
L’économie cubaine est basée sur le tourisme, l’exportation des ressources naturelles transformées (tabac, café, rhum, nickel), les biotechnologies (élaboration de traitements et vaccins au niveau international), et les foires et congrès internationaux.

Cette zone, traversée par une chaine montagneuse, est connue pour la culture du sucre (d’où est issu le rhum) et celle d’un tabac de grande qualité. Les régions côtières, bordées de plages, fourmillant d’îlots, sont paradisiaques. Les villes majeures sont aussi célèbres pour la beauté de leur architecture, qu’elle soit coloniale ou néoclassique. C’est dans la province de Sancti Spiritus que se trouve la ville de Trinidad. Villa Clara (où se trouve le mausolée de « Che Guevara »), Ciego de Avila, Camaguey et Cienfuegos forment les 4 autres provinces du Centre. C’est de Camaguey que viendront les artistes et musiciens qui se produiront dans la Salle Marcel Berthet pour le Spectacle de la Feria Cubana de Bellegarde.
Zone montagneuse où dominent les industries sucrières et minérales, on y cultive aussi café, cacao et riz. Les côtes offrent encore de superbes plages et paysages, et les vallées de nombreux sites de tourisme vert ou archéologique. Plusieurs parcs sont d’ailleurs inscrits au Patrimoine Mondiale de l’Humanité ou réserve naturelle de la biosphère par l’Unesco. Très marqué historiquement, l’Est fut le lieu de découverte de l’île par Colomb et celui de la naissance de toutes les guerres d’indépendance.
A Cuba, la musique est partout : au détour d’une ruelle, au fond d’un patio, sur la route, sortie de nulle part. Un couple entreprend soudain une rumba endiablée dans la rue, les enfants savent danser même avant de parler, on entendra fredonner à chaque coin de rue « El commandante Che Guevara » et « Guantanamera »...
La musique et la danse, premiers vecteurs de communication des Cubains, réunissent à elles seules saveur, émotion, tempérament et humour, qualifiants majeurs du caractère de l’île et de ses habitants. Leur musique est l’une des plus exportée à travers le monde.
Et cette musique est le fruit d’une culture qui s’est constituée sur quatre siècles. Elle naît de la rencontre progressive entre les traditions des esclaves déportés d’Afrique et celles des populations blanches venues d’Europe. Airs français et italiens, romances espagnoles, quadrilles, tangos, flamencos revisités par la musique africaine, amérindienne (polyphonies) … La musicalité proprement cubaine apparaît au début du 20e siècle avec la « contradanza cubana » et son dérive le « danzon », des danses à figures, issues des danses de salons françaises (la contredanse).
C’est dans cet environnement que se développe le « son » (prononcer « sonne »), la première et véritable création musicale cubaine. C’est la « timba cubana » (ou « tout mélangé »), amalgame unique qui illustre bien l’immense joie de vivre, l’esprit festif et convivial permanents qui règnent à Cuba. Elle est la mère de tous les genres. Du premier « cha-cha-cha » de l’histoire en passant par la « samba », le « vallenato », le « merengue » ou le « mambo », nombre de danses sont influencées par les mélodies et rythmes cubains.
Aujourd’hui, les styles s’interpénètrent : guaracha-son, bolero-son, guaganco-son, …. Toutes les audaces sont permises (boléro-blues de Compay Segundo et Ibrahim Ferrer qui constituèrent le fameux Buena Vista Social Club, son-afro pour les Afro-Cuban All Stars, cha-flamenco, samba-cha, swing-cha de l’Orquesta Aragon, latin-jazz). Citions aussi parmi les grands chanteurs cubains : Juan Cocullo, Lorenzo Hierrezuelo et Maria Teresa Vera, Arsenio Rodriguez, Rosa Fornes, le Trio Matamorros, los Van Van, Eliades Ochoa, David Blanco et des dizaines d’autres tout aussi talentueux reconnus dans le monde entier.